30 janvier 2005
La vieille pishi

La vieille pishi suit son chemin
Le long de l'ombre longue d'un fil
Electrique –
Les pinces de ses mains
Serrent des bouts de frusques
Archaïques
Un bras recroquevillé
Comme une aile chevillée
A une branche pliée
Et le haut de son corps file parallèle au sol
Fragile quand le soir tombe
Seule quand le soleil plombe
L'air cloué coule stoïque
Je m'égoutte de l'ombre du fil
Sur la ligne électrique
des toits
De qui es-tu la mémoire
O vieille pishi au dos rond
Qui ne voit plus que le bas des choses ?
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